Séminaire Technique Ruminant, Dunboyne, Irlande, 13-14 octobre 2011
Les 13 et 14 octobre derniers à Dunboyne en Irlande, 98 des professionnels de l’Industrie ont assisté au Séminaire Technique Ruminant Alltech. Ce séminaire, sur le thème « Repousser les limites - Performance contre Profit », s’est concentré sur l’avenir de la production laitière et sur les moyens à mettre en place pour répondre à la demande croissante de production de lait.
« Nous ne sommes plus à l’heure de choisir entre performance et profit mais nous devons nous tourner vers de nouvelles technologies nous permettant d’atteindre les deux. Cela implique de repousser les limites physiologiques par le biais de l’alimentation pour permettre la pleine expression du potentiel génétique du troupeau ainsi que par des options pratiques telle que la sécurisation de l’avenir du troupeau via une bonne gestion des veaux » a déclaré Sylvie Andrieu, Responsable Technique Ruminant Européen. « Nous sommes au stade où le record de production laitiere est actuellement de 32 000 litres de lait. Ce n’est pas la moyenne mais la tendance est clairement a la hausse ».
Le message clé de chacun des six intervenants :
« Actuellement, les systèmes biologiques nécessiteraient 25% de vaches supplémentaires et 30% de surfaces en plus pour produire la quantité de lait requise par les Etats-Unis ; il n’est pas question ici uniquement de bilan carbone mais aussi d’aliments, d’eau, desurface, de fumier. En d’autres termes, il s’agit de la manière dont nous utilisons les ressources et gérons les déchets » a déclaré le Dr Judith Capper, Washington State University, USA.
« Diminuer la teneur en protéines des rations de 18 à 15% ne signifie pas nécessairement un rendement plus faible. Il s’agit de choisir les bons aliments, de calculer la ration et l’efficacité de celle-ci. Vous pouvez mettre en œuvre une stratégie d'alimentation que vous choisissez, mais vous devez commencer avec une bonne base - aucun aliment ou ingrédient ne peut remplacer un fourrage de bonne qualité et une bonne gestion d’élevage » - Dr Virginia Isher, Penn State University, USA.
« Le danger d'un manque d'azote non protéique dans le rumen pendant la journée peut être compensé par l'apport d'Optigen. La nutrition n'est pas seulement un pourcentage de protéines brutes, il s'agit d'un apport quotidien de protéines brutes et du type de protéine. Il faut alimenter le rumen en premier lieu » - Dr Paolo Colturato, Paragon Consultancy, Italie.
« La mammite est la maladie la plus coûteuse dans l’industrie laitière et elle ne peut être soignée par un simple programme ou un simple outil. Vous avez besoin d’une approche multi-factorielle qui reconnaîsse les situations d’élevage individuelles et permette le développement d’une stratégie personnalisée » - Dr Sarne De Vliegher, Université de Gand, Belgique.
« Empêcher les veaux de souffrir du froid et d’avoir un système immunitaire faible. La fièvre conduit à une augmentation de 25 à 30% des besoins en énergie. Nourrir les veaux trois fois par jour plutôt que deux fois permet d’avoir un meilleur gain quotidien. Nourrissez vos veaux trois fois par jour et achetez leur une couverture! » - Dr Simon Timmermans, Horizon Beef, Iowa, Etats-Unis.
« Tous les minéraux ne sont pas identiques. Parmi les oligo-éléments organiques, le type et la forme du groupe de liaison sont plus importants que la taille de ce groupe. Les oligo-éléments inorganiques créent des complexes non digestibles qui entraînent une faible biodisponibilité. L'utilisation d'oligo-éléments organiques réduit l'excrétion d'oligo-éléments et donc la pollution. "- Dr. Helen Warren, Solutions Deployment Team, Alltech
98 professionnels de l’Industrie ont assisté au Séminaire Technique Ruminant Alltech. Parmi les personnes interrogées :
- 64% croient que nous pouvons ramener les niveaux de protéines brutes dans les rations à 14% ou moins.
- 49% pensent que le remplacement total est applicable aux ruminants.
- 79% s’accordent à dire que les entreprises laitières devront vivre avec des coûts de protéines élevés dans le futur.
- 54% pensent qu’il est possible d'augmenter les niveaux de production sans endommager la santé animale.
- Sur la question de l’augmentation du prix des aliments, 57% pensent que les coûts vont augmenter l'année prochaine, tandis que 28% pensent qu'ils ne changeront pas.
- Les prix du lait ont également divisé les participants : 33% sont d'accord sur le fait que les prix augmenteront dans les deux prochaines années, 30% sont indécis et 37% pensent qu’ils n’augmenteront pas.
- La plupart des nutritionnistes estiment que la priorité doit être la production de lait, le maintien de la santé et de la fertilité, mais 20% pensent qu'ils doivent donner la priorité à l'impact sur l’environnement et les gaz à effet de serre.
- 68% pensent également que diminuer l’impact environnemental de la production laitière va devenir une question cruciale pour leur entreprise dans les deux prochaines années.








