Demandez à l'expert

"Il y a une importante confusion sur la meilleure manière de mesurer l'impact environnemental de l'industrie laitière. Quelle manière de penser reflète le mieux l'impact réel?"

L'industrie laitière est reconnue pour produire du lait, du fromage, du beurre et autres produits laitiers auxquels s'ajoutent des sous et co-produits tels que la viande et le cuir. Elle n'est pas reconnue pour produire des vaches, des génisses ou autres animaux. L'impact environnemental est le meilleur et le plus fidèle moyen de comparaison entre les systèmes car il est exprimé en "unité de produits laitiers", par exemple le litre, le kg ou la tonne de produit. Même s'il est tentant d'exprimer par animal, ceci conduit à une grande confusion - personne ne suggérerait qu'une vache Jersey de 400 kg consommerait autant ou emmétrait autant de gaz à effet de serre qu'une vache Holsteim de 680 kg, ni qu'elle produirait la même quantité de lait, mais elle serait considérée comme le même animal dans un système de comptage "par tête". La question devient alors de savoir si "l'unité" métrique est suffisante ou si il faut tenir compte de la teneur en éléments nutritifs des produits différents de sorte que, par exemple, le lait de consommation puisse être comparé au fromage ou aux boissons à base de soja. Il semble probable que l'impact environnemental par unité d'éléments nutritifs puisse être utilisé à l'avenir.

Réponse de l'expert par: Judith Capper


"Historiquement, les vaches en lactation produisant 35 litres de lait ont été nourris avec des rations contenant 17% de protéines brutes. Toutefois, des recherches récentes suggèrent de diminuer jusqu'à 15%. Avez-vous déjà essayé d'appliquer ce concept et, si oui, quelles changements dans la ration doivent être mis en œuvre?"

Par expérience, diminuer les protéines dans la ration n'entraine pas nécessairement une baisse de rendement. Tout réside dans le choix du bon aliment, du calcul de la ration adéquate et de se concentrer sur l'efficacité de l'azote. Cependant, vous devez démarrer avec une bonne base, aucun ingrédient ou aliment ne peut remplacer un fourrage de bonne qualité. Une fois que cela est assuré, l'attention du nutritionniste doit se tourner vers une alimentation optimale des bactéries du rumen de sorte que le rendement microbien maximal soit atteint. La protéine brute soluble dans le rumen par rapport aux protéines dégradables est un critère à surveiller car cela assure une croissance et une activité microbienne du rumen maximale. Le danger d'une ration en-dessous de 0,52 est un manque d'azote non protéique dans le rumen pendant la journée, mais cela peut facilement être surmonté par l'ajout d'Optigen. La solution consiste à nourrir le rumen d'abord, puis compléter l'apport protéique intestinale avec une source de protéines de haute qualité.

Réponse de l'expert par: Sylvie Andrieu


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